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L’Ecole Nationale Polytechnique de Constantine, qu’est-ce que ça vaut vraiment?

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ENP constantineJe suis étudiante en génie mécanique, option : construction et fabrication mécanique en 3ème année du second cycle d’ingénieur à l’Ecole Nationale Polytechnique de Constantine. Je fais partie  de la première promotion de  cette école (inscrite en 2014).  Si tout se passe bien inchallah, en juin 2017 les premiers ingénieurs formés à l’ENPC rejoindront le monde du travail.

Depuis mon entrée au lycée voire même depuis la 4ème  année moyenne, je voulais accéder à l’Ecole Nationale Polytechnique .Mais en ce temps -là, seule celle  d’Alger existait .Après avoir obtenu mon BAC / série mathématiques avec la mention Bien, j’ai intégré l’école préparatoire d’Alger.

Après deux années de prépa, on doit passer un concours national pour accéder à l’une des 6 grandes écoles existantes (en 2014). Mon premier choix était naturellement l’Ecole Polytechnique d’Alger, le deuxième était l’Ecole Nationale Supérieure des Travaux Publics  deKouba et le troisième était l’Ecole Nationale Polytechnique de Constantine. Quand on a eu les résultats du concours, j’étais déçue, même pire.

Vient la rentrée et surtout les inscriptions ! Comment vous dire ?  Je n’étais  jamais allée à Constantine : c’était  le choc. L’école se situe au pôle universitaire de Constantine n° 03 à la nouvelle ville Ali Mendjeli. En résumé, c’est le désert. Pour les étudiants venant de  grandes villes comme moi d’Alger ou d’Oran par exemple, ils mettront du temps pour s’adapter. Très peu de commodités et surtout c’est un  endroit très isolé.

Les cités universitaires de filles ou  de garçons se situent aussi au niveau du pôle universitaire ; elles entourent l’Ecole. Les conditions de vie sont assez rudimentaires, la nourriture laisse à désirer. Pour ceux qui vont y résider, il faudrait  beaucoup de courage et de sang froid pour tenir les trois années.

Le club d’activités CIRTEC (Cirta’s Engineering Club) œuvre  pour essayer d’améliorer la vie estudiantine au sein de l’école en organisant différents évènements, conférences et activités éducatives.

Concernant les études, l’école compte  4 départements avec 8 spécialités différentes. Le niveau des  études est passable : ce n’est pas une catastrophe mais ce n’est pas non plus très élevé. Il y a de bons professeurs dans certains départements même excellents et d’autres moins bons, mais comme dans toutes les universités et écoles il faudra travailler dur et ne compter que sur soi- même.

Le déroulement des cours et travaux dirigés se fait naturellement avec  un bon rythme. Pour les travaux pratiques, comme je fais partie de la première promotion, on a eu beaucoup de difficultés à faire tous les TP qui étaient programmés. Certains restent encore en attente (je parle pour ma spécialité) par contre dans d’autres départements comme pour Génie des Matériaux, ou le département d’Automatique et d’Electrotechnique, les TP se déroulent le plus normalement du monde. Pour les stages en entreprises, qui sont obligatoires, l’étudiant doit chercher lui-même une entreprise au sein de laquelle il pourra effectuer son stage, mais il pourra bénéficier de l’aide de quelques enseignants s’il n’y parvient pas.

Il n y a pas de spécialité meilleure que l’autre. Selon votre envie et surtout  votre projet professionnel, l’une des 8 spécialités disponibles vous conviendra. Concernant les débouchés, il n’y a pas à ce jour d’ingénieurs de l’ENPC dans l’industrie algérienne. Toujours est-il que les ingénieurs polytechniciens trouvent toujours leur place au sein des entreprises et ce quelle que soit leur spécialité.

L’école délivre un diplôme d’ingénieur d’état, avec en plus une formation complémentaire qui est le master ; les modules du master sont enseignés en 2ème et 3ème année. Le titre de master permet aux étudiants d’accéder au concours du doctorat.

Il faut noter qu’à l’école on ne rigole pas avec l’assiduité. Aucun retard n’est toléré, l’élève est renvoyé même avec 1 min de retard, que ce soit à 8h ou entre les séances, l’administration n’autorise pas les professeurs à laisser les retardataires assister aux cours même si cela ne les dérange pas et surtout ils appliquent à la lettre la règle de l’exclusion: après 5 absences dans un même module, l’élève est exclu de ce dernier.

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