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Le front du changement poursuit son offensive contre la réforme de l’éducation

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Depuis la nomination de Benghabrit à la tête du département de l’Éducation nationale, El-Islah, Ennahda, Le MSP, le MCN et le FJD ont dénoncé ses orientations, allant jusqu’à l’accuser d’être de confession juive. Ce qui a même mené à un complot ourdi lors du dernier examen du baccalauréat lorsqu’une fuite industrielle des sujets a été organisée dans le but d’atteindre la ministre ainsi que de décrédibiliser ses réformes. Peine perdue pour les partis et autres associations islamistes contre la ministre qui exigeaient son départ, Benghabrit a eu droit, contrairement à ce qu’attendaient ses détracteurs, au soutien du gouvernement et société civile.

Cette fois-ci, c’est Abdelmadjid Menasra, président du Front du changement qui a dénoncé “le danger Benghabrit”. Lors d’un forum organisé, le 16 août dernier, au siège de son parti à Alger. Les idéologues choisis par Menasra ont défendu une seule option : le maintien du statu quo dans une école qui a fait ses preuves en matière de régression du niveau de connaissances et de pratiques anti-pédagogiques. Ces derniers n’ont cependant pas été à la hauteur de la mission qui leur a été confiée. Plutôt que l’approche rationnelle et scientifique que les quelques présents attendaient impatiemment, c’est à une approche totalement idéologique et approximative qu’ils ont eu droit. “Benghabrit est chargée d’une mission douteuse, dont le but est de porter atteinte à l’identité algérienne”, a déclaré le chef du Front du changement, ajoutant que la ministre veut “supprimer les sciences islamiques de l’école”. C’est amplement suffisant pour Menasra qui se réclame du leg politico-idéologique de cheikh Nahnah pour sortir ses griffes contre la ministre et l’accuser de ne vouloir rien réaliser au-delà de cet objectif qui viserait les sciences islamiques. Il s’en est pris ensuite au gouvernement qui n’a pas, selon lui, rendu le rapport détaillé sur le dernier examen du bac, entaché par une fuite massive de sujets. M. Menasra n’a pas épargné Ahmed Ouyahia, chef du RND et chef de cabinet à la présidence de la République, qui avait accusé, pour rappel, des cercles islamistes d’être derrière le complot du bac. Pour Menasra, “cette accusation est grave”, car “Ouyahia n’a aucune preuve” de ce qu’il a avancé. Aux côtés de Menasra, un ancien conseiller au ministère de l’Éducation a tenté d’expliquer le danger de la réforme de seconde génération et celle de l’examen du bac par la non-consultation “des experts”. Un représentant du Snapest a abondé dans le même sens pour dénoncer l’exclusion des syndicats dans la confection des textes de la réforme.

 

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